Iris À propos d'Iris / AG / 1999

 

Assemblée générale 1999 d'IRIS - Procès Verbal
François Sauterey
3 avril 1999

L'assemblée générale d'Iris s'est tenue le 3 avril 1999 au local du Ras, de 14h00 à 18h00.

Un débat préalable a eu lieu à propos des procurations, certains présents étant mandatés par bien plus de deux personnes (limite fixée par le réglement intérieur).
Afin d'éviter des précédents qui pourraient s'avérer fâcheux, nous avons finalement décidé de nous en tenir strictement au RI: aucune procuration n'a été redistribuée à quelqu'un qui n'en avait pas reçu, un mandataire ne pouvait avoir plus de deux procurations.

Il y avait 10 membres d'Iris présents, 18 membres représentés, et 2 observateurs.

La présidence est confiée à Jacques Dufresne.

Discussion sur l'ordre du jour:

I. Rapport financier (Philippe Allart)

P. Allart nous présente les comptes de l'association, ainsi que l'état des adhésions.
Les comptes sont créditeurs malgré des dépenses importantes lors des assises.
Le quitus financier est accordé à l'unanimité.

II. Rapport d'activité (Meryem Marzouki)

  1. Actions menées
  2. Diffusion de l'information
  3. Participation à des organisations extérieures
  4. Vie interne de l'association
  5. Analyse par rapport aux objectifs 1998
  6. Conclusion
Seuls les points 5 et 6 sont reproduits complètement ici. Les autres points ne sont que résumés (pour plus de détails, cf. http://www.iris.sgdg.org/). Le rapport d'activité in extenso a été présenté aux adhérents.

1. Actions menées

Les actions suivantes sont rappelées et commentées : AMI, Cryptographie/Campagne Wassenaar, Sgdg.org/Annuaire, Microsoft, Assises 98, Médiation, Altern.

2. Diffusion de l'information

La lettre d'Iris, le site web, les communiqués, les participations à des débats, les articles publiés, ainsi que les relations institutionnelles (Europe et France) font l'objet d'un bilan.

3. Participation à des organisations extérieures

Un bilan de notre participation à l'AFUL, GILC, RAS, et plus récemment à l'intercollectif contre l'interconnexion des fichiers est brièvement présenté. La décision du bureau d'adhérer à Globenet est annoncée et acceptée. Il est rappelé que la proposition d'adhésion à ATTAC a fait l'objet d'une discussion dans l'association, dont l'issue a été en défaveur de l'adhésion. Ce point est mentionné pour montrer la nécessité d'un débat plus approfondi sur le positionnement politique d'Iris. Suite à une décision du bureau, Philippe Allart à demandé l'adhésion d'IRIS auprès du bureau de l'AFUL. Cette adhésion a été officiellement acceptée à la veille des Assises de l'Internet, début Novembre 98. Durant les quelques mois qui ont suivi, l'AFUL et IRIS n'ont pas eu l'occasion de collaborer sur des sujets précis, même si l'AFUL a soutenu de son côté AlternB à la suite de son procès. Quelques thèmes, qui ont dèjà été abordés timidement sur les listes d'IRIS pourraient être évoqués dans les mois qui viennent, tels que la spécification de logiciels libres destinés à l'éducation, des réactions aux travaux de la commission Européenne sur la diffusion des informations publiques, et la récente directive Européenne posant les bases du brevetage des algorithmes, au risque de favoriser l'émergence de protocoles propriétaires.

4. Vie interne de l'association

La discussion sur ce point a montré la nécessité de revoir la procédure d'adhésion et d'accueil des nouveaux. La participation des membres à l'élaboration des positions et aux actions est insuffisante. Beaucoup de nos adhérents résident en région, ce qui peut être un frein à leur participation effective, mais ne saurait l'expliquer pleinement (possibilité d'intervenir via le travail sur les listes).

5. Analyse par rapport aux objectifs 1998

Les objectifs pour 1998 se décomposaient suivant quatre axes : affirmation de l'accès à Internet en tant que service public, libertés individuelles et libertés publiques sur Internet, promotion de l'Internet non marchand, et le développement d'Iris.

Le premier axe n'a pas du tout été développé, et tout reste à faire pour nous, y compris préciser le contenu de ce que nous entendons par service public d'accès à Internet. Toutefois, on peut signaler que cet axe a été mis en avant lors des Assises 98, et que nous nous sommes positionnés contre le boycott des connexions à Internet comme moyen d'action, parce qu'il ne nous a pas semblé concevable de soutenir des actions qui visent à obtenir un traitement de faveur pour les personnes connectées à Internet, et à augmenter de ce fait les disparités sociales. Quelques pistes de réflexion ont été proposées.

L'axe « libertés individuelles et libertés publiques » a vu la réalisation de plusieurs des directions de travail fixées. Toutefois, la question des systèmes de classification n'a pas avancé, alors qu'elle devient assez cruciale au niveau international, mais aussi national. La réflexion sur l'anonymat n'a pas non plus été abordée, bien que nécessaire, même si le problème est complexe.

Le troisième axe est celui qui a suscité paradoxalement le plus de réalisations, alors que les objectifs étaient très flous au départ. La tenue des Assises a beaucoup contribué à cette réalisation. Le projet d'annuaire est sans doute à reprendre en collaboration avec d'autres associations, et le travail sur le secteur éducatif doit être envisagé autrement que par l'établissement d'un index des sites de ce type. Là aussi, quelques directions de travail ont été suggérées.

Le quatrième axe concerne le développement d'Iris. L'organisation des Assises, comme le succès de la lettre, sont des résultats clairs. Il reste à concrétiser ces résultats.

6. Conclusion

La première conclusion importante est le décalage impressionnant entre l'investissement humain (nombre de personnes impliquées dans les actions et l'élaboration des positions) et les réalisations de l'association ainsi que son audience.

Une deuxième conclusion, est qu'Iris est arrivée à (se) sortir du « microcosme Internet », ce qui est à poursuivre, notamment en continuant l'ouverture vers, et les collaborations avec, des organismes extérieurs, y compris ceux qui ne sont pas spécifiquement intéressés par Internet.

La troisième conclusion est que le rôle d'Iris doit demeurer axé sur la réflexion en profondeur, et la diffusion de cette réflexion : c'est en effet ce que nous faisons le mieux, surtout vus les moyens dont nous disposons...

Enfin, la quatrième conclusion reste la difficulté de trancher la question du positionnement d'Iris sur des questions non directement liées à Internet. Un débat réel au sein de l'association sur ce thème est nécessaire, afin de mieux préciser les intentions de chacun, dont on a pu voir, mais pas suffisamment en profondeur, qu'elles divergent sur cette question.

Un débat important et très intéressant suit sur cette question... mais qui va avoir des conséquences sur l'ordre du jour. Il sera impossible de travailler sérieusement sur les projets 99 !

Le rapport d'activité est adopté par l'AG.

III. Toilettage du réglement intérieur (Jacques Dufresne)

Jacques était chargé par le bureau sortant de présenter un toilettage du R.I. après un an d'expérimentation.

Quelques formules contradictoires sont modifiées (cf annexe à venir) et les amendements proposés sont adoptés à l'unanimité (articles 1.2, 1.6, 2.2, 2.4, 2.6, 3.2, 3.3, 4.1).

Les débats portent surtout sur un point (article 2.5 du RI)

* la rétribution de membres d'Iris pour des actions qu'ils ont menées dans le cadre d'Iris,
* plus généralement, la question de l'origine (Contact Iris ou contact personnel ?) d'une proposition d'intervention (colloque, participation à un article/cdrom/livre/etc.) est manifestement difficile à faire.

Un amendement à l'article 2.5 est proposé, qui n'impose plus de reverser à l'association les rétributions éventuelles de prestations. La question de l'origine d'un contact est laissée à l'appréciation de la personne contactée qui est invitée à en discuter avec le bureau en cas de doute.

Cet amendement est adopté à l'unanimité moins une abstention, de Meryem Marzouki, qui demande à ce que soient notées au PV ses réserves sur une telle décision qui a déjà posé des problèmes (cf. réunion de bureau du 05-12-98).

IV. Point sur le R@S (François Sauterey)

Le R@S, notre fournisseur d'accès associatif auquel nous avons adhéré, doit tenir une AG le 5 juin, pour fixer les condition dans lesquelles il permet l'adhésion de partis politiques.
La précedente AG du RAS n'avait pas pris de position sur cette question, les représentants des diverses associations et syndicats présents estimant ne pas avoir de mandat.
L'AG décide de mandater le futur bureau pour prendre une position (en consultant l'ensemble de l'association).

V. Rapport d'orientation

Nous avons, à l'occasion des débats précédents, pointé quelques grands axes importants (veille sur la crypto, positionnement sur l'anonymat, accès et service public, deuxièmes Assises, etc.), mais l'heure a tourné et le temps qui était imparti s'achève.

Pour permettre une élection du bureau dans de bonnes conditions, il est décidé de lancer le débat sur les perspectives sur une liste de discussion, et de réfléchir aux modalités d'une nouvelle AG dans des délais nous permettant de lancer les deuxièmes Assises dans de bonnes conditions (Ag électronique, nouvelle AG en Juin...).

Nous avons eu néamoins une discussion sur la question de ATTAC et la prise de position "politique" d'Iris. Iris a refusé les signatures d'organisations proche du FN, pendant la campagne Alternb. Avons-nous eu raison? La majorité du bureau a envisagé et, envisage toujours, l'adhésion à ATTAC. Devons nous adhérer? S'il n'est pas question de transformer Iris en un petit parti politique, devons-nous pour autant nous interdire d'intervenir sur des questions non strictement "Internet" ? L'AG vote à l'unanimité la motion "L'AG est en accord avec la décision du bureau d'avoir refusé les signatures de l'extrême droite". Sur la question d'ATTAC, la question est à l'évidence plus compliquée...

VI. Élection du nouveau bureau

Kaïs Marzouki se propose pour prendre en charge la gestion de la trésorerie et des adhésions.
Philippe Allart ne souhaite pas se représenter au bureau cette année (problème de disponibilité).
Raphaël Mazoyer ne s'est pas représenté.
Jacques Balu cède aux amicales pressions, mais signale qu'habitant les Vosges, il ne sera pas très disponible.
Jacques Dufresne se présente à nouveau, mais prévient qu'il n'a que peu de disponibilités, et qu'à l'heure des bilans, il saura rappeler "qu'il l'avait bien dit".
Sébastien Canevet se présente à nouveau, ainsi que Meryem Marzouki et François Sauterey.
Kais Marzouki se propose aussi, et l'AG décide que son apport compense les "petites" difficultés que nous pourr(i)ons rencontrer à avoir deux Marzouki au bureau ;~}

Ces six personnes sont élues à l'unanimité.

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